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                              Vingt-deux  portraits d’une autre Italie
Jean Guichard Vingt-deux portraits d’une autre Italie Luigi Russolo, Parfum, 1910, Birmingham. Table des matières Ces dossiers ont fait l’objet de Rencontres à la Librairie Majolire de Bourgoin-Jallieu : 1) le  10 mars 2012 ; 2) le 05 mai 2012 ; 3) le 24 janvier 2015 ; 4) le 25 mai 2013 ; 5) le 4 février 2012 ; 6) le 20 octobre 2012 ; 7) le 30 janvier 2015 ; 8) le 19 novembre 2016 ; 9) le 11 janvier 2014 ; 10) le  13 juin 2015 ; 11) le 24 novembre 2012 ; 12) le 19 janvier 2013 ; 13) le 29 novembre 2014 ; 14) le 30 novembre 2013 ; 15) le 15 février 2014 ; 16) le 2 mars 2013 ; 17) le 28 février 2015 ; 18) le 02 avril 2016 ; 19) le14 juin 2014 ; 20) le 12 avril 2014. Première partie  : la littérature comme première forme d’unité Chapitre 1 : Dante Alighieri poète de l’amour chrétien et partisan de la laïcité  voir le PDF Chapitre 2 : La musique dans l’œuvre de Dante voir le PDF Chapitre 3 : Francesco Petrarca l’inventeur de l’amour moderne  voir le PDF Chapitre 4 : Giovanni Boccaccio, rire ensemble de la société et de nous-mêmes  voir le PDF Chapitre 5 : Petite anthologie de poésie mise en musique  voir le PDF Chapitre 6 : La poésie baroque, de l’amour doux-amer de Pétrarque à la révolution poétique de Marino  voir le PDF Deuxième partie : Quelques intellectuels acteurs de la vie politique Chapitre 7 : Niccolò Machiavelli, fondateur de la science politique  voir le PDF Chapitre 8 : Antonio Gramsci  voir le PDF Chapitre 9 : Piero Gobetti, les conseils d’usine de 1920, la situation aujourd’hui  voir le PDF Chapitre 10 : Pier Paolo Pasolini, quelle présence aujourd’hui ?  voir le PDF Troisième partie  : Un peu d’histoire politique Chapitre 11  : L’Italie dans la Première Guerre Mondiale, 1915-1918  voir le dossier Chapitre 12 : Les chansons de 1915-1918, Chansons au fusil…chansons au pays…chansons anti-fusils  voir le dossier Chapitre 13 : L’Italie de 1945 à 1992, histoire d’un «  compromis historique  » voir le dossier Chapitre 14 : L’Italie de 1992 à 2013, où va l’Italie  ? voir le dossier Quatrième partie : Quelques aspects de la vie religieuse et sociale Chapitre 15 : François d’Assise, un rebelle créateur qui a contribué à changer l’histoire Chapitre 16 : Le culte des saints dans l’Italie contemporaine Chapitre 17 : Le Carnaval en Italie, sa signification cosmique, son histoire Chapitre 18 : La situation de la femme et le mouvement féministe italien Cinquième partie : Art, musique, littérature, une nouvelle créativité Chapitre 19 : Marinetti et le futurisme  ; un nouvelle vision de l’art et de la vie Chapitre 20 : Pinocchio, libre pantin sans fil ou gentil petit garçon sage  ? Chapitre 21 : Comment le rock est-il arrivé en Italie  ? Est-il mort aujourd’hui  ? Qu’est-ce que le rock à l’italienne  ? Chapitre 22 : Le rap en Italie, retour du refoulé de la culture bourgeoise ou naissance d’un nouvelle culture populaire  ? Nous remercions Anna Picard-Masi de son efficace participation aux Rencontres qui ont donné lieu aux dossiers des chapitres 8, 12, 14,16, et Monique Despréaux et Valentin Guichard pour leur participation à la réalisation et au dossier du chapitre 4. Préface  : pour mieux nous comprendre …mieux comprendre l’Italie. Une « autre Italie », en vingt-deux portrait   ? Qui en plus paraissent au premier abord bien hétéroclites ! Il y a pourtant une cohérence dans ces textes. Soit ils parlent de personnages connus comme Dante, Pétrarque, Boccace, mais ils en parlent autrement, soit ils ont pour sujets des hommes ou des réalités dont on parle peu ou pas, comme Gobetti, les chansons de la première guerre mondiale ou le rap. Au fond, c’est une nouvelle forme d’initiation à l’Italie. Et de Dante, on parle moins ici de la Divine Comédie que de son Traité de la Monarchie et de sa vision des rapports entre l’Église et l’État, de sa « laïcité », thème moderne. Quant à Machiavel, il suffit de toujours le relire pour s’apercevoir que les «  princes » et candidats de nos jours sont bien « de grands simulateurs et dissimulateurs » ! Et le choix des sujets dessine un autre visage de l’Italie que celui qu’on présente habituellement. Incomplet certes, mais qui donne à voir une autre réalité de ce pays. La cohérence ? 1) le texte rappelle que l’unité de la nation italienne commence par la poésie et la langue, d’où les trois chapitres consacrés à Dante, Pétrarque et Boccace, complétés par une petite anthologie de la poésie italienne et une présentation rapide de la poésie baroque ; 2) Mais dès l’abord cette unité est politique, comme le rappelle Dante dans son Traité de la Monarchie, d’où ces chapitres sur quatre hommes qui furent, parmi d’autres, acteurs et penseurs de la vie socio-politique de l’Italie, Machiavel, Gramsci, Gobetti et Pasolini ; 3) d’où quatre chapitres sur l’histoire de l’Italie, la première guerre mondiale, ses chansons, et l’histoire de l’Italie de la seconde guerre mondiale à 2013 ; 4) La vie sociale de l’Italie est aussi empreinte de religion, les restes des religions antiques et le christianisme ; les femmes jouent toujours un rôle central dans cette histoire  ; 5) Enfin, quelques aspects de la créativité italienne, le courant futuriste, Pinocchio, le rock et le rap, la musique et la chanson étant une forme d’expression essentielle de ce pays. Ces textes n’apprendront presque rien aux spécialistes de chaque question. Ils ne leur sont pas destinés. Encore que … L’objectif est autre : donner à tous ceux qui portent un intérêt à la culture et à la vie contemporaines italiennes quelques notions de base sur quelques grands auteurs ou grandes questions de l’histoire italienne : moyen de comprendre ce qui se passe en Italie, autre forme d’initiation à l’Italie, mais par là, moyen de mieux  connaître notre propre fonctionnement, les idées qui dirigent nos comportements, dans une société souvent difficile à comprendre et à analyser. Lire François d’Assise, à une époque où le pape a repris son nom, c’est pouvoir mieux apprécier la « révolution » religieuse qu’il avait proposée, et comprendre mieux ce qui de lui est conservé ou trahi ; analyser son échec, c’est peut-être mieux comprendre les difficultés et les limites du pape François. Lire Dante est une belle expérience de lecture, mais c’est aussi un instrument d’explication de nos rapports entre les religions et l’État, c’est-à- dire de la laïcité de notre société, et de sa supériorité sur les sociétés cléricales et fondamentalistes. Lire Machiavel est une méthode très efficace pour mieux comprendre le fonctionnement de nos systèmes politiques contemporains, des rapports entre le « peuple » et le  « palais », des mensonges que le « peuple » doit supporter chaque jour dans les discours des politiques ; c’est aussi mieux comprendre ce que pourrait être une réelle démocratie républicaine. Lire Pétrarque, c’est pouvoir se plonger dans les eaux d’une grande poésie du désir et de l’amour, qui reste aujourd’hui très actuelle et qui continue à nous enchanter, surtout si elle est accompagnée de musique, ce qui fut souvent le cas pour de nombreuses poésies italiennes, du Moyen-Âge à nos jours, de Dante à Calvino ou à De Luca, comme nous le verrons dans le cinquième chapitre de ce livre. Lire Boccace nous offre un bel exemple de littérature critique et comique, dans notre monde souvent triste. D’autres textes portent sur le féminisme, la place des fêtes (le Carnaval par exemple) et de la religion dans une Italie où le culte des saints est encore très vivant, suite aux cultes des dieux avant le christianisme, puis sur les réalités de l’histoire italienne depuis la guerre jusqu’aux élections législatives de 2013, ou sur l’entrée de  l’Italie dans la première guerre mondiale il y a un peu plus d’un siècle, ou sur quelques personnages comme Antonio Gramsci, Piero Gobetti et Pier Paolo Pasolini. Le futurisme permet de s’ouvrir à ce qui fut le début d’une nouvelle forme d’art, pas toujours bien comprise aujourd’hui. Nous avons évidemment parlé de musique et de chanson. Ce sont des sujets choisis pour des raisons d’actualité, et souvent négligés par les enseignements et les médias officiels. D’autres sont prévus, comme un travail sur Frédéric II de Hohenstaufen, cet empereur mort en 1250, à la cour duquel travaillèrent ensemble des intellectuels juifs, chrétiens et musulmans, et qui préféra se faire remettre pacifiquement les clés du Royaume de Jérusalem par le Sultan d’Égypte plutôt que de les conquérir par la violence de la Croisade, une des raisons pour lesquelles il fut excommunié par le pape ! Ce sera pour d’autres publications. Ne restez pas passifs devant ces initiatives, réagissez en nous écrivant ou en nous téléphonant. Bonne lecture  ! Et si vous n’avez pas lu, ne dites pas que vous l’avez fait, sinon votre nez va s’allonger comme celui de Pinocchio ! J.G. 19 juin 2017 - 06 novembre 2019